4 Avril 1982 ! Un
Samedi, veille de la Fête Chrétienne des Rameaux. Il fait un temps
magnifique à Paris. Le printemps a revêtu l’habit de ses fleurs
fragiles. Les espaces verts de la Capitale inondés de soleil, invitent à
la promenade.
L’invitation est
acceptée par YACOV BARSIMANTOV, un Diplomate de l’Ambassade d’Israël qui
se rend avec son Epouse et ses Enfants, au Bois de Boulogne. Soudain,
surgit une Fille qui semble sortie de nulle part ; un coup de feu
claque ; YACOV tombe à terre mortellement blessé. Un Juif vient d’être
assassiné à bout portant. Son Fils court pour rattraper la meurtrière…
Peine perdue ! ( Quelques temps plus tard, la Terroriste fut arrêtée et
incarcérée )
Dès la nouvelle de
l’attentat, je téléphone nos condoléances à notre Ami, l’Ambassadeur
Méir ROSENNE. Mais mon Epouse estime que c’est insuffisant et
s’emparera d’une feuille blanche pour écrire, en quelques minutes, le
poème que voici :
SUR LE MEUTRE
D’UN DIPLOMATE ISRAELIEN
A Monsieur Méir
Rosenne, Ambassadeur d’Israël en France .
« Monsieur le
Pasteur et très cher Ami. Je suis ému aux larmes à la lecture du
poème de votre Epouse. Il restera dans les annales de l’histoire
contemporaine comme le fidèle témoignage de l’Amour que vous portez tous
deux à tous ceux qui ont souffert. Ce poème est magnifique !
Je vous ai observés
pendant la cérémonie de la levée du corps dans la cour de l’Ambassade.
J’ai vu la souffrance sur votre visage. Vous avez souffert la mort d’un
Juif que vous n’avez jamais rencontré, comme s’il était votre Frère. En
fait, il était notre Frère à tous !
Merci de tout cœur
pour la proposition faite concernant une bourse d’études pour son Fils.
Je l’ai transmise à la Veuve.
Au risque de me
répéter, je veux que vous sachiez que vos paroles, aussi bien celles
écrites que celles que vous m’avez dites au téléphone, resteront
gravées dans ma mémoire pour toujours.
Tant qu’il y aura
des êtres comme vous et votre Epouse, il y aura de l’espoir pour ce
monde……. »
NOTRE VISITE
DANS LA FAMILLE BARSIMANTOV EN ISRAEL :
La Fillette,
profondément traumatisée par l’assassinat de son Père (elle avait 8 ou 9
ans ) demandait chaque jour à sa Maman de la conduire au cimetière avant
de se rendre à l’Ecole.
Quand elle m’a vu
chez elle, elle s’est assise sur mon genou et m’a longuement regardé. Je
l’ai affectionnée un peu comme le Papa qu’elle avait perdu si
cruellement. J’ai ressenti son besoin affectif et je lui ai donné tout
ce que je pouvais de tendresse.
Ce fut pour elle le
« choc » dont elle avait besoin. Elle ne demanda plus à sa Mère de
l’accompagner quotidiennement sur la tombe de son Père. En elle, un
« quelque chose » de positif avait équilibré son chagrin.
(FIN DE NOS EPISODES SUR
ISRAEL)
A suivre :
« L’EGYPTE »
PHOTO :
Notre Ami ROSENNE relit le poème de ma Femme.
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