S’ENFUIR !
MARC 14 v .50.
Tu leur avais donné le meilleur
de Toi-même ;
Prouvé que tu étais Fils Unique
de Dieu ;
Révélé le Salut d’un Eternel qui
aime :
« Quiconque» étant pour Lui,
prunelle de Ses Yeux !
Leur mémoire explosait de
souvenirs vivaces :
Lazare, hors du tombeau, la
foule rassasiée,
Le Garçon de Nain, du mort
chassant la trace,
Et les yeux grands ouverts du
pauvre Bartimée !
Tu avais, ô Jésus, des Disciples
fidèles
Qui juraient haut et fort,
vouloir mourir pour Toi !
Mais le désir secret qui
enflammait leur zèle,
Etait de voir les Juifs Te
couronner leur Roi !
Ce fut le face à face entre
Judas et Toi,
A la lueur des torches qui
argentait les arbres.
Les Onze, sans détours,
s’enfuirent loin de Toi,
Captifs de leur Frayeur en cette
nuit macabre !
S’enfuir, c’était trahir ; Dire
« non » à ce Dieu
Qui parmi des pêcheurs avait
choisi ces hommes !
C’était démissionner, en ce
temps, en ce lieu !
L’affreuse Solitude fit de Jésus
« Son » Homme !
Qui pourrait donc sonder le
chagrin de ce Maître
Trahi par ces Disciples qu’Il
nommait « ses Amis » ?
Mais par le Saint-Esprit ils
allaient tous renaître :
Devenir des Témoins jusqu’à
donner leur vie !
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Garde moi de m’enfuir quand les
orages grondent ;
Quand le vent de l’Epreuve
m’arracherait à Toi !
Toi et moi marcherons dans le
désert du Monde
Et ce sera « Là Haut » le Trône
après la Croix !
Georgette Chaix- 6 Juin
2009.