Il est
indispensable, cher Lecteur, que vous lisiez si vous ne le connaissez
déjà, le témoignage précédent sur la « DIRECTION DU SAINT-ESPRIT » !
A l’annonce de
notre voyage vers la BULGARIE, une vieille Sœur de l’Eglise , nous offre
d’échanger notre voiture peut adaptée à un long périple…contre une
Citroën flambant neuve. Elle est rouge ; presque la couleur du
Communisme auquel inévitablement nous allons nous heurter !
Nous allons
effectuer un voyage de quinze jours ; un Collègue me remplacera dans
l’Eglise de SAINT-DENIS.
Il ne nous faudra
pas moins de quatre journées de route pour rallier la Mer Noire. Ce sera
un long ruban de 1500 kilomètres en transitant par la Suisse, l’Italie,
l’interminable Pays du Maréchal TITO.
AVRIL 1968 ! Nous
ne possédons qu’une seule adresse en Bulgarie : celle d’un Pasteur
Pentecôtiste de VARNA ! Le pasteur KOKONTCHEF !
20 AVRIL 1968. Nous
allons franchir pour la première fois cette frontière qui sépare la
Yougoslavie de la Bulgarie : « LE RIDEAU DE FER »
Il est minuit. La
nuit est si lourde qu’elle semble tombée à jamais. Policiers et
douaniers balancent des torches électriques à bout de bras ; fouillant
de fond en comble les véhicules qui nous précèdent.
Quels sont ces
rugissements de fauves ? Un cirque français, en transit pour la Turquie,
stationne là depuis 6 heures d’horloge ; les animaux ont faim et ils ont
soif ; leurs propriétaires attendent en vain les autorisations locales
de sortie du territoire !
PREMIER MIRACLE !
Nous nous préparons à rester sur place une partie de la nuit, quand le
signe impérieux d’un Policier qui parle français, nous fait remonter la
file d’attente. Il s’approche et suspend le geste de perquisition de
nos valises par un Douanier ,en ordonnant : « Laisse le passer, c’est un
Chef ! » Ebahis, nous comprendrons plus tard : l’unique propriétaire
d’une Citroën D.S. en Bulgarie, est l’ambassadeur de France : la nôtre
est sa sœur jumelle !
Nos portières avant
sont bourrées de Bibles, mais un Policier ne frappera sur elles qu’au
retour… quand elles seront vides !
SECOND MIRACLE !
L’absence de tout hôtel, de tout restaurant, nous fait bifurquer vers un
bois à 12 kilomètres de SOFIA vers une lumière clignotante.
Le cœur battant,
nous nous dirigeons vers une maison faiblement éclairée. C’est une
taverne. Les hommes ivres boivent encore ; des Policiers jouent aux
cartes. Un lieu sordide, délabré. Des Membres de la Police Politique ,
ivres aussi, posent sur nous un regard lourd de soupçons ; ces yeux
injectés de sang sont terribles ! Un homme ivre, titubant, ferme
derrière nous la porte de sortie à clé. Pas une femme en ce lieu …
Un rat énorme passe
entre les pieds de ma Femme qui pousse un cri !
Nous nous rappelons
les promesses du Seigneur qui nous a appelés à ce Ministère et Il apaise
nos cœurs.
Soudain, un petit
Homme à cheveux blancs, rayonnant , s’approche de nous et nous
rassure…dans un français impeccable. Il nous propose de nous accompagner
à SOFIA après son service ! C’est à 12 kilomètres n’est-ce pas ?
L’homme, enfin
libre, sort dans la nuit noire du printemps et monte à l’arrière de
notre voiture, ce qui est interdit. Prudents, nous nous taisons.
Soudain, le « Passager » parle comme à un autre lui-même : « Une semaine
plus tard qu’en France, d’après le calendrier Orthodoxe, aujourd’hui est
le Vendredi Saint. Depuis ce matin, je me souviens que mon Sauveur a
donné Sa Vie afin que mes péchés soient effacés…Frère, je suis
Chrétien ». Joignant le geste à la parole, il semble tendre vers nous
une sorte de chapelet et s’écrie désolé : »Quel dommage, j’ai perdu ma
petite Croix ! »
Alors, bouleversés,
nous lui apprenons qui nous sommes et le pourquoi de notre venue. Il ne
semble nullement surpris et semblait attendre notre témoignage.
Et voici qu’il nous
enseigne les éléments essentiels à notre sécurité !
Ce « Frère » nous
accompagne devant un hôtel de SOFIA. Il refuse tout argent et se fond
dans la nuit ! Quand je tire notre valise, sur le tissu noir du
siège,…brille dans la lueur pâle d’un réverbère…la petite croix perdue !
Au voyage suivant,
le Seigneur dirigera encore nos pas vers la taverne enfumée. Deux
Habitants du Village, parlant Français, nous assureront avec une
sincérité évidente qu’il n’y a jamais eu, dans ce modeste Village, un
« petit homme à cheveux blancs » parlant notre langue ! Depuis des
années, ces Hommes n’avaient jamais quitté l’endroit !
Nous pensons à ce
verset de l’Ecriture : « QUELQUES-UNS ONT LOGE DES ANGES SANS LE
SAVOIR »
Ce soir de Vendredi
Saint (pour nous le deuxième de l’année !) la profonde paix enfantée
par la certitude que le Seigneur est dans notre barque, prend possession
de nos âmes et s’y ancre !
LE SAINT-ESPRIT NE
FAIT JAMAIS D’ERREUR ! (A suivre)
Reverend et Madame Charles Chaix
Résidant
a Sarcelles - France
Fondateurs de la Fondation Pain Aux Hommes
Merci d'avoir
visité le site Web officiel de Radio Shekina International, une Institution
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sur l'évangélisation, l'éducation et le développement économique de tous.
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